La Sieste
{forme de mon cru que je baptise quatril}
Lorsque Juillet s'échauffe et devient étouffant,
La Torpeur se saisit des Échos de la Plaine
Et les Fièvres de l'Air font trembler l'Horizon.
L'Ombre encerclée au Bois s'y résigne, captive ;
Tout s'endort, bien caché du Soleil triomphant,
Le Vent même retient un Instant son Haleine.
Les Oiseaux alanguis dans une Frondaison
Cessent leur Chant joyeux pour l'Attente pensive ;
Un Félin sous la Haie observe, bon Enfant.
C'est l'Heure de la Paix universelle et pleine
Où l'Homme et l'Animal rêvent au Diapason
De l'Éden disparu que la Sieste ravive.